L’opération Matiti Mboka au campus de Lubumbashi, saurions-nous vraiment un jour ce qui c’était passé?
L’opération Matiti Mboka au campus de Lubumbashi, saurions-nous vraiment ce qui c’était passé?
Au moment ou chacun cherche a se laver en oubliant le passé pour se refaire un chemin dans la vie, en laissant derriere lui un massacre qu’il veut a tout prix être enterre avec cette vérité. On n’enterre jamais la verite avec le porteur. Car elle reste meme quand l’homme meurt. Bientôt 24 ans jour pour jour depuis l’évènement de l’opération matiti mboka, mais nous restons toujours dans les speculations et le refus et le jeu d’innocence dans le langage des uns et des autres.
A l’époque il était difficile de demander aux gens de sortir pour réclamer les disparus ou témoigner, nous sommes sans oublier les terreurs de la deuxième république. Qu’est ce qui s’était vraiment passe ?
Je ne suis pas en mesure de répondre à cette question, mais je vous propose la relecture de deux lettres écrites dans les années 1990 concernant ces massacres.
Cette première était rédigée par les prêtres de l’archidiocèse de Lubumbashi, le 19 mai 1990
Lubumbashi, le 19 mai 1990
Frères et Sœurs
Nous prêtres de Lubumbashi, en ce jour de rassemblement dominical pour faire mémoire de Jésus-Christ, mort et ressuscite, face au silence des medias, qui favorisent un climat de rumeurs incontrôlables et incontrôlées, en vertu de notre responsabilité de dénoncer le mal et d’annoncer la vérité, la justice et l’amour, nous ne pouvons passer sous silence les faits suivants :
- La nuit du mercredi 09 au jeudi 10 mai, les étudiants du campus découvrent que depuis des années, 23 d’entre eux ont été éliminés. Ils malmènent de façon inhumain trois des leurs compagnons soupçonnés d’être responsables, avec d’autres, de ces disparitions.
- Dans la nuit du vendredi 11 au 12 mai, coupure de courant sur les cités universitaires à 19 heures.
- A 23 heures 30, selon les témoignages concordants des étudiants, intervention brutale d’un commando venu d’ailleurs. Ils opèrent suivant une liste précise de victimes en leur possession. Les méthodes employées (mot de passe ou code : MATITI MBOKA) révèlent des hommes particulièrement bien entraines a ce genre d’opération meurtrières : coups de poignard, de baïonnette, de machette sans aucune forme de procès.
- Le samedi 12 mai, intervention d’ambulances pour évacuer les nombreux blesses. L’université à elle seule en conduit 14 aux diverses cliniques de la ville. L’ordre est donne aux étudiants d’évacuer le campus pour 10 heures.
Certaines informations officielles posent question
Les blesses, dit-on, ne proviendraient que d’affrontements entre étudiants !!!!!!!!!!!!!!!!!
Comment, alors, les forces de l’ordre qui encerclent le campus ne sont-elles pas intervenues ?
Ou sont passés les étudiants qui opteraient avec cette sauvagerie la nuit du 11 au 12 mai ?
Pourquoi, durant plusieurs jours, jusqu’au lundi suivant l’autorité s’est-elle tue ?
S’il n’y a eu que des blesses, pourquoi autant de familles parlent-elles de disparus ?
Combien sont effectivement décédés ? Combien sont disparus ?
Nous dénonçons en conséquence :
- Le fait de tuer sans aucune forme de procès ;
- Que des groupes quels qu’ils soient prennent en main leur vengeance ;
- La cruauté des méthodes utilisées, d’où qu’elle vienne ;
- L’esprit tribaliste qui ressurgit suite a cette situation ;
- L’insécurité engendrée par les menaces, d’où qu’elles viennent ;
- Le silence prolonge des medias qui ouvrent la porte aux rumeurs et a l’inquiétude.
Nous venons d’entendre la parole de Dieu.
La parole du prophète Esaïe 3,7 : ‘’ J’ai vu la souffrance de mon peuple, j’ai entendu le cri que lui font pousser ses oppresseurs’’.
Nous savons que Dieu a libère son peuple, mais pas sans lui : Moise est allé trouver pharaon ; le peuple s’est levé, il a quitté l’Egypte.
Nous croyons que Dieu, aujourd’hui, veut nous libérer avec nous. Aurons-nous le courage de vaincre notre peur, de nous expliquer et d’agir ?
Et Jésus, dans l’Evangile, nous dit : L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par l’onction pour porter la bonne nouvelle aux pauvres ; il m’a envoyé annoncer aux captifs la délivrance, aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimes’’. (Luc 4,18 Ss). Cette mission du Christ est aujourd’hui la nôtre par la force de l’esprit et notre engagement baptismal.
Et Saint Pierre nous dit dans dans 1 Pierre 3, 15 Ss : ‘’ vous devez toujours être prêts a vous expliquer devant ceux qui vous demandent de rendre compte de l’espérance qui est en vous. Mais faites-le avec douceur et respect. ‘’ Et il continue en disant : ‘’ Ayez une conscience droite pour faire honte à vos adversaires au moment même ou ils calomnient la vie droite que vous menez dans le Christ’’.
En résume : Ne tuons pas, en aucun cas :
- Ne cherchons pas à vaincre le mal par le mal, mais soyons vainqueurs du mal par le bien (Romain 12,21)
- Construisons ensemble notre pays : DANS LA VERITE ET NON LE MENSONGE, DANS LA JUSTICE ET NON PAR L’OPPRESSION, DANS LE PARDON DES OFFENSES.
Prions ensemble pour la paix et la concorde dans notre pays
Quarante prêtres de Lubumbashi
La seconde letter fut écrite par un groupe des jeunes, avec comme signature la voix des jeunes, je n’ai pas identifier le groupe spécifique auteur de ce message comme en bas ils avaient écrit recommendation de circuler et de multiplier j’ai decide de le faire car le Congo a besoin de relire l’histoire.
Voice la letter:
CHERS FRERES ET COMPATRIOTES, CHERS PARENTS
Nous vous informons avec beaucoup de consternation que pendant la nuit du vendredi a samedi, soit du 11 au 12 mai 1990, un avion a bord duquel se trouvait des commandos de la D.S.P. ( Division Spéciale Présidentielle), est descend a l’aéroport de la luano pour une mission bien spécifique. Sous l’ordre de l’autorité de la place, ces commandos ont pris d’assaut le campus en pregnant soin de couper le courant au préalable.
Dans l’ambiance de stupefaction et du desordre, ces bourreaux se sont livres au carnage le plus odieux qu’on puisse imaginer en exterminant les fils et filles, étudiants originaires du shaba, de deux kasai et du kivu au moyen des baionettes pendant qu’ils acheminaient par la meme occasion les leurs a Kinshasa.
Après avoir accompli leur mission diabolique Durant cette nuit, ils se sont retire avant la levee du soleil en laissant sur le terrain une cinquantaine d;etudiants sur le sol sans compter les disparus.
L’opinion officielle tente de camoufler cet evenement en declarant que les etudiants se sont entretues eux-memes.
Nous nous permettons de dementir en affirmant dans la verite que c’est le pouvoir qui, s’etant illustre par le terrorisme d’Etat, avait introduit au sein du campus et parmi les etudiants un groupe d’espions a leur solde sous l’etiquette des faux etudiants et etudiantes qui devaient epier le movement de la vie des etudiants et etudiantes et d’en faire chaque jour rapport au moyen d’un equipement sophistique au pouvoir.
Decouverts par les etudiants et etudiantes, ces espions on ete molestes et se trouvent dans un centre hospitalier ou ils recoivent des soins. Si le pouvoir n’en est pas responsible, pourquoi devrait-il larguer ces commandos après ces bagarres qui ont mis aux prises les etudiants avec ces espions a son soldes?
D’aucuns n’ignorent pas que la motivation des revendications et de l’attidude des etudiants traduisent leur mecontentement du fait que le conseil legislative a perdu sa legitimite par la corruption de ses membres. Comment peut-on comprendre autrement si l’on voit certains commissaires aborer avec plaisir l’insigne du M.P.R.?
Peut-on tolerer que nos fils et filles soient egorges comme des moutons par les commandos envoys par le ‘’ pacificateur et le garant de la securite des personnes et de leurs biens?’’. Peut-on tolerer que ces innoncents etudiants et etudiantes perissent sous l’epee de ce dernier comme dans une boucherie pour la revendication de leurs droits et de liberte pour nous tous?
Considerant notre responsabilite devant l’histoire, des mesures ci-dessous annoncees viennent d’etre preconissees.
- Jusqu’a prevue de contraire, la mort par massacre de ces enfants nous concerne tous, si toi tu n’as pas un fils au campus, ton ami ou un proche en a. rejoins donc ton Coeur au sien pendant sept jours de deuil et de consternation selon notre coutume.
- Une greve generale pendant une duree indeterminee nous impose une reflection pour le massacre de nos enfants. Puisque si nous travaillons chaque jour, c’est pour nos enfants. Alors qui admettrait d’aller au travail pendant que nos enfants sont morts. A noter que les efforts non moins considerable fournis par notre travail et les benefices qui en resultant pendant vingt-cinq (25) ans Durant, ont permis qu’a ces familles appellees ‘’LES NATIFS DE NAZARETH” de feter et de se rejouir pendant que nos familles croupissent dans la misère et dans la famine. Au dessus de tout ca, le pouvoir supreme nous remercie par le massacre de nos enfants.
- Nous demandons a tous les detenants ou proprietaries des boites a musique et bars de fermer leurs maisons pendant cette periode d’enxiete; Malheur a celui ou celle qui se hasarderait d’ouvrir sa boite, car aux terrorisme et vandalism d’Etat seraient appliquees les meme rigueurs populaires.
- Nous rappelons ensuite aux travailleurs qui s’enteteraient et quiconque serait trouve au bureau ou sur son lieu de travail, subirait les consequences et atrocities qui ont ete commis envers nos collegues et enfants de notre campus de Lubumbashi.
- Si vous etes courageux, nous vous exortons de sortir sur la rue et de manifester pour la mort de nos enfants’
- Cependant, nous vous prions d’eviter toute revolte qui porterait attente a la vie des homes. Manifestons tout simplement notre colere et notre tristesse pour la mort de nos enfants, futures elites, etouffes dans l’embrions par les homes de mobutu.
- Nous sommes morts une cinquantaines dans une seule nuit! Que serions pendant le reste des nuits qui succedent cette nuit somber?
Toutes les personnes ne meurent pas a la fois, il reste toujours quelques-unes pour la continuite de l’histoire.
Comprenez – vous quelque chose! Que feriez – vous en consequences chers parents.
Nos condoleances !
LA VOIX DES JEUNES
N.B.: AVEC RECOMMANDATION DE FAIRE CIRCULER CE MESSAGE HATIVEMENT OU ENCORE LE MULTIPLIER.
Sur le website www.7sur7.be, on peut lire un article du 24 juillet 2008 qui s’intitule: ‘’ "Aucun massacre d'étudiants à Lubumbashi en 1990" selon cet article: ‘’ L'APA (indépendante) cite l'ancien chef de division du Service national d'intelligence et de protection (SNIP) au Katanga, Jean-Pierre Musasa Dibwe. Il a affirmé mercredi, au cours d'une matinée littéraire organisée à Kinshasa par le ministère de la Culture et des Arts, qu'il n'y a jamais eu de massacre d'étudiants au campus de l'université de Lubumbashi (Unilu).
M. Musasa a ajouté, reprenant la version officielle de l'époque, qu'un seul étudiant, répondant au nom d'Ilombe Ilombe, avait trouvé la mort dans la nuit du 11 au 12 mai 1990 lors d'incidents entre étudiants, en faisant une chute.’’ http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/357614/2008/07/24/Aucun-massacre-d-etudiants-a-Lubumbashi-en-1990.dhtml
Peut on se permettre de le dire après avoir lu ces deux lettres, les gens qui reste vivant peut on les traduire en justice pour qu’ils nous dissent qu’est ce qui s’etait passé au juste? Car il y a eu des morts donc il ya eu quelque chose. Le recit parle des espions dans le campus quel est leurs role dans un milieu d’etude ou la liberte d’expression devait etre encourage? On dit toujours si je trampe tu trampes donc chacun verifie les derrieres de l’autre et ce pourquoi tant de livre pour nier ce fait mais peut on juste nous expliquer pourquoi les espions qui les avaient envoyés et pourquoi, ces mystères des personnes mortes avant sont ils des fictions. Pour de vrai il reste des gens qui connaissent la vérité. La nation ne se bâtissent pas en se lavant dans l’eau sale pour dire ça reste de l’eau.
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